C’est une nouvelle attendue par tous ceux qui hésitent à passer à l’électrique sans casser leur tirelire : à partir du 1er septembre 2026, l’achat ou la location d’une voiture électrique d’occasion peut de nouveau bénéficier d’une aide financière en France. Créée par un arrêté du 10 août 2026, publié au Journal officiel le 12 août, cette prime ne ressuscite pas l’ancien bonus d’État supprimé en 2024 : elle repose sur un autre mécanisme, celui des certificats d’économies d’énergie (CEE), financé par les fournisseurs d’énergie.
Montant, conditions d’éligibilité, modèles concernés, pièges à éviter : on vous explique tout — et surtout, comment en profiter concrètement lors de votre prochain achat.
L’aide ne s’applique que si vous achetez auprès d’un professionnel, exactement comme lorsque vous choisissez l’une de nos voitures électriques d’occasion — révisées, garanties et disponibles dans nos concessions de Normandie et des Hauts-de-France.
Une prime CEE, pas un retour du bonus écologique
Depuis la suppression du bonus de 1 000 € dédié à l’occasion en 2024, le marché de la voiture électrique de seconde main ne bénéficiait plus d’aucun coup de pouce national. C’est désormais corrigé, mais avec un fonctionnement différent : la nouvelle aide n’est pas versée par l’État. Elle passe par le dispositif des certificats d’économies d’énergie, le même mécanisme qui finance déjà la prime « coup de pouce » pour les voitures électriques neuves ou le leasing social.
Concrètement, ce sont les fournisseurs d’énergie qui financent la prime, via un opérateur partenaire du professionnel qui vous vend le véhicule. Le dispositif, applicable du 1er septembre 2026 pendant quatre ans, couvre aussi bien l’achat que la location longue durée d’une voiture électrique d’occasion.
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Quel montant espérer ?
Soyons transparents : pour un particulier, le coup de pouce reste modeste. Le montant dépend du cours des certificats d’économies d’énergie et de l’offre commerciale de l’opérateur : selon les estimations publiées à la parution de l’arrêté, il devrait se situer entre 295 et 380 euros environ, la plupart des sources retenant un ordre de grandeur d’environ 337 euros. Ce n’est pas un montant garanti : la somme exacte sera fixée par l’opérateur au moment de l’opération.
Le dispositif devient nettement plus généreux pour une catégorie précise : les professionnels de l’aide à domicile et des services à la personne. Jusqu’au 31 décembre 2026, des coefficients multiplicateurs leur permettent de percevoir entre 2 000 et 2 360 euros, à condition d’acquérir un véhicule de moins de 25 000 euros. Une reconnaissance du rôle de ces métiers, qui multiplient les trajets courts au quotidien.
À noter enfin, pour éviter toute confusion : un second arrêté publié le même jour crée une aide distincte, réservée aux taxis, pour l’achat de voitures électriques neuves (environ 3 500 euros, jusqu’à 5 500 euros pour un véhicule et une batterie fabriquée en Europe). Il s’agit bien de deux dispositifs séparés.
Les conditions d’éligibilité en détail
Comme souvent avec les aides à l’automobile, l’éligibilité repose sur un cahier des charges précis. Pour ouvrir droit à la prime, le véhicule et l’opération doivent remplir toutes les conditions suivantes :
- Être une voiture 100 % électrique (les hybrides, même rechargeables, sont exclues) ;
- Avoir été immatriculée pour la première fois en France entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2023 ;
- Être achetée ou louée auprès d’un professionnel de l’automobile ;
- Coûter 25 000 € TTC maximum ;
- Afficher une masse en ordre de marche inférieure ou égale à 1 800 kg ;
- Présenter une batterie dont l’état de santé (SOH) est supérieur ou égal à 80 % — ou, si ce diagnostic est impossible, justifier d’une autonomie restante d’au moins 200 km ;
- Être conservée au moins trois ans après l’achat ou la location.
Conséquence directe de la troisième condition : une voiture achetée à un particulier ne donne droit à aucune aide. Passer par un professionnel n’est pas une option, c’est une obligation du dispositif — et c’est aussi votre meilleure garantie sur l’état réel du véhicule.

Trois subtilités à connaître avant d’acheter
Le poids : regardez la bonne case de la carte grise
La limite de 1 800 kg concerne la masse en ordre de marche, indiquée en case G de la carte grise — à ne pas confondre avec la case G.1 (masse à vide). La différence n’est pas anecdotique : elle intègre notamment les fluides et un conducteur forfaitaire de 75 kg. Ce critère exclut d’office la plupart des SUV électriques familiaux, même vendus sous les 25 000 € : c’est le cas par exemple du Volvo XC40 Recharge, dont toutes les versions dépassent la limite. Pour d’autres modèles, tout dépend de la version : certaines configurations passent sous la barre, d’autres non. Un point à vérifier fiche par fiche.
La batterie : le SOH d’abord, les 200 km ensuite
L’état de santé de la batterie — le fameux SOH, pour State of Health — mesure la capacité restante par rapport à la capacité d’origine. C’est LE critère prioritaire : 80 % minimum. La condition des 200 km d’autonomie restante n’est qu’un critère de secours, utilisable uniquement quand le diagnostic SOH ne peut pas être produit. Bonne nouvelle pour les petites citadines : une voiture dont l’autonomie d’origine est inférieure à 200 km reste parfaitement éligible, du moment que sa batterie affiche un SOH d’au moins 80 %.
L’engagement de conservation : trois ans minimum
Le texte impose de conserver le véhicule au moins trois ans, que ce soit dans le cadre d’un achat ou d’une location. Une clause pensée pour éviter les effets d’aubaine et les reventes rapides — à intégrer dans votre réflexion si vous avez l’habitude de changer de voiture souvent.
Quels modèles sont éligibles ? Le tour d’horizon de nos marques
Contrairement au bonus écologique version 2024-2026, ce nouveau dispositif n’impose aucun critère d’origine géographique ni de score environnemental. Résultat : des modèles produits hors d’Europe, comme les MG, y ont pleinement droit. En parcourant les critères, on retrouve un grand nombre de modèles distribués dans nos concessions. Petit tour d’horizon, marque par marque :
- Renault : Zoé (la référence du marché de l’occasion électrique, nombreuses offres sous les 10 000 €), Mégane E-Tech (attention au plafond des 25 000 € sur les versions récentes), Twingo Z.E. et Twizy ;
- Dacia : Spring, souvent proposée à des tarifs très accessibles en seconde main ;
- Peugeot : e-208, e-2008, e-308 et iOn ;
- Citroën : ë-C4, C-Zéro et e-Méhari ;
- DS : DS3 Crossback E-Tense ;
- Opel : Mokka-e et Astra électrique ;
- Hyundai : Ioniq électrique ;
- MG : MG4, MG5 et ZS EV — d’excellents rapports équipement-prix en occasion, désormais aidés.

D’autres modèles du marché que nous proposons cochent aussi les cases, tandis que les électriques les plus lourdes — la plupart des grands SUV — restent à la porte du dispositif quelle que soit leur version.
Envie de voir ce que ça donne en vrai ? Parcourez nos voitures d’occasion et filtrez par énergie électrique : une grande partie de notre stock sous les 25 000 € correspond aux critères de la prime.
Comment bénéficier de la prime chez Mary Automobiles ?
Le premier réflexe à avoir : acheter auprès d’un professionnel, puisque c’est une condition sine qua non du dispositif. En concession, vous achetez un véhicule révisé, garanti, avec un historique clair — et nos conseillers peuvent vous présenter l’état de santé de la batterie du véhicule qui vous intéresse, le critère clé de l’éligibilité.
Les modalités précises de versement (opérateur partenaire, déduction sur facture ou versement séparé) se mettront en place à partir du 1er septembre. N’hésitez pas à poser la question à votre conseiller lors de votre visite : il fera le point avec vous sur l’éligibilité du véhicule et les démarches du moment.
Un dernier conseil : ne choisissez pas votre voiture uniquement pour la prime. Quelques centaines d’euros, c’est toujours bon à prendre, mais l’essentiel reste de trouver le véhicule adapté à vos trajets, à votre budget et à vos habitudes de recharge. C’est exactement ce à quoi servent nos équipes.
FAQ — La prime voiture électrique d’occasion 2026
Quand la prime entre-t-elle en vigueur ?
Le dispositif s’applique aux opérations engagées à compter du 1er septembre 2026, pour une durée de quatre ans.
Quel est le montant de la prime ?
Pour un particulier, le montant estimé se situe entre 295 et 380 euros environ (souvent évalué autour de 337 euros). Il n’est pas garanti : il dépend du cours des certificats d’économies d’énergie et de l’offre de l’opérateur. Les professionnels de l’aide à domicile et des services à la personne peuvent percevoir entre 2 000 et 2 360 euros jusqu’au 31 décembre 2026.
Qui verse cette prime ?
Ce n’est pas une aide d’État : elle est financée par les fournisseurs d’énergie via le dispositif des certificats d’économies d’énergie (CEE), et versée par un opérateur partenaire du professionnel qui vend ou loue le véhicule.
Quelles sont les conditions d’éligibilité ?
Le véhicule doit être 100 % électrique, immatriculé pour la première fois en France entre 2017 et 2023, acheté ou loué auprès d’un professionnel, coûter au maximum 25 000 € TTC, peser au plus 1 800 kg en ordre de marche, disposer d’une batterie avec un SOH d’au moins 80 % (ou 200 km d’autonomie restante si le SOH est impossible à établir) et être conservé au moins trois ans.
Puis-je toucher la prime en achetant à un particulier ?
Non. L’achat ou la location doit obligatoirement être réalisé auprès d’un professionnel de l’automobile. Une transaction entre particuliers n’ouvre aucun droit à l’aide.
Qu’est-ce que le SOH d’une batterie ?
Le SOH (State of Health, ou état de santé) mesure la capacité restante de la batterie par rapport à sa capacité d’origine. Une batterie à 85 % de SOH stocke encore 85 % de l’énergie qu’elle pouvait contenir neuve. Pour la prime, le SOH doit être d’au moins 80 %.
Une petite citadine avec moins de 200 km d’autonomie est-elle éligible ?
Oui. Le critère prioritaire est le SOH de la batterie (80 % minimum). La condition des 200 km d’autonomie restante ne sert que lorsque le diagnostic SOH ne peut pas être produit. Une Twingo Z.E. ou une citadine équivalente reste donc éligible si sa batterie est en bonne santé.
Les MG sont-elles éligibles ?
Oui. Contrairement au bonus écologique pour le neuf, ce dispositif n’impose ni score environnemental ni critère d’origine : les MG4, MG5 et ZS EV d’occasion peuvent en bénéficier, comme tous les modèles remplissant les conditions.
La location est-elle concernée ?
Oui, la prime couvre l’achat comme la location longue durée, avec la même obligation de conservation minimale de trois ans.